Le paysage est une notion humaine, culturelle, qui possède plusieurs échelles : la fenêtre, le jardin, la campagne, la forêt, la vallée, la ville, le village, la marre, la mer ou tout en même temps. Le paysage est un cadre, une composition statique ou cinétique contenue dans l’environnement. Le paysage n’existe pas si personne ne regarde (l’environnement – ce qui entoure un être vivant – existe par lui même).

Le projet architecturale s’inscrit nécessairement dans cette composition et doit par conséquent s’y insérer. Il est préférable de parler d’insertion plutôt que d’intégration dans la mesure ou l’intégration induit un effacement, une neutralité. Une insertion est une harmonie entre plusieurs entités qui conservent chacune leur identité tout en concourant  ensemble à une même finalité.

On peut donner à ce titre l’exemple d’un bâtiment couvert de tuiles rouges dans un paysage verdoyant sous le soleil : le bâtiment n’est pas du tout intégré, mais la composition réjouit le regard ; l’environnement valorise le bâtiment et le bâtiment valorise son environnement.

L’architecte a par conséquent le rôle d’amener ses bâtiments à s’insérer dans le paysage, de la même manière qu’il doit donner à voir le paysage à travers les baies des bâtiments qu’il dessine.

Aussi, le paysage étant composé d’une succession de jardins d’échelles différentes, le bâtiment doit, dans la mesure du possible, organiser le jardin de sa parcelle et le lier à ceux qui l’entourent.

L’architecte doit pouvoir intervenir sur le dessin du jardin, car, regardé depuis l’intérieur, le paysage est un prolongement de l’architecture, et regardée depuis l’extérieur, l’architecture est une composante du paysage.

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